« Jane Eyre », réalisé par Cary Fukunaga

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Après une enfance douloureuse, passée sous la coupe de sa tante puis dans un sinistre internat, Jane Eyre, une jeune orpheline, décide de s’émanciper. Pour ce faire, elle répond à une petite annonce : on chercher une gouvernante au château de Thornfield-Hall. Jane est engagée. Elle éduquera la protégée du maître des lieux, Edward Rochester. En dépit de la froideur et de la bizarrerie de Rochester, Jane ne peut pas s’empêcher de tomber amoureuse de lui… Lire la suite de « « Jane Eyre », réalisé par Cary Fukunaga »

La Dame du manoir de Wildfell Hall d’Anne Brontë

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L’arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur. Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ? Sa venue alimente les rumeurs des villageois et ne laisse pas Gilbert insensible. Cependant, la famille de ce dernier désapprouve leur union et lui-même commence à douter de Mrs Graham… Quel drame s’obstine-t-elle à lui cacher ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?

Publié en 1848, La Dame du manoir de Wildfell analyse la place des femmes dans la société victorienne. Considéré comme l’un des tout premiers romans féministes, il entretient de nombreux liens avec Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë et s’inspire de la descente aux enfers, de l’alcoolisme et de la débauche de leur frère Branwell, mort entre leurs bras.

Editions : Archipoche  ♦ Date de parution : 5 septembre 2012 ♦ Nombre de page : 563 p. ♦ Prix : 6,60€

La Dame du manoir de Wildfell Hall, aussi connu sous le titre de La Recluse de Wildfell Hall ou de La locataire de Wildfell Hall, d’Anne Brontë est choquant pour l’époque de par son réalisme et son ton de vérité. Ce roman est fondé sur le spectacle de la déchéance de son frère, Branwell Brontë. En effet, cet unique fils d’abord plein de promesses et de talent, s’adonne à l’alcool et au laudanum ce qui donne matière à romans… Anne ne s’en prive pas, et est habitée par la conviction, héritée de son père et de son enseignement biblique, qu’un livre doit offrir une leçon morale exemplaire. Elle déclare ainsi : « si je puis attirer l’attention du public de quelque façon que ce soit, j’aime mieux lui chuchoter quelques saines vérités que d’innombrables fadaises ».

La Dame du manoir de Wildfell Hall raconte l’histoire d’une femme, Helen Huntington/Graham, qui quitte son mari abusif et débauché. Elle fuie, avec son fils, et doit subvenir à leurs besoins alors qu’ils s’installent secrètement dans le manoir de Wildfell Hall, dont une partie tombe en ruine. Elle compte mener une vie de discrétion, mais c’est sans compter sur les habitants qui l’entourent et qui rapidement commencent à raconter toutes sortes de choses sur cette femme qui vit seule et qui semble garder bien des secrets. Cependant, Gilbert Markham, un prospère éleveur, tombe sous le charme d’Helen et ne veux d’abord pas croire les ragots qui se propagent jusqu’à ce qu’il commence à douter…

Avec ce roman, Anne Brontë nous offre de multiples intrigues. Le récit se divise en deux parties, dont l’une, le journal intime d’Helen Graham, s’enchâsse dans l’autre sous la forme d’une lettre à un ami. Mr. Markham commence par confier son amour pour Helen Graham, véritable héroïne et scandale du roman, puis ses doutes et sa déception. Arrive ensuite le journal intime de la jeune femme et donc un changement de narrateur. Nous découvrons alors la vie d’une jeune épouse soumise et résignée qui continue d’abord de servir son mari avec douceur malgré ses mauvais traitements répétés. C’est donc pour protéger leur fils de l’influence néfaste d’un père alcoolique qu’elle finit par quitter le foyer conjugal, en violation de toutes les conventions sociales et de la loi anglaise, puisqu’à cette époque une femme n’est pas autorisée à quitter son mari…

Publié en juin 1848 sous le pseudonyme d’Acton Bell, La Dame du manoir de Wildfell Hall, est un best-seller qui fait scandale à cause de son réalisme et surtout de la rébellion d’Helen, celle-ci refusant à son mari l’accès à sa chambre à coucher avant de prendre la fuite avec leur enfant… Même Charlotte Brontë, à la mort de sa sœur, met le roman sous le boisseau car, bien trop timorée pour assumer l’héritage de sa sœur, elle ne peut accepter le réalisme, l’audace et la justesse de ce roman… Cependant, c’est sans doute le réalisme mêlé à la force et au courage d’Helen Graham qui nous fait apprécier le roman. Car c’est avec une plume de virtuose qu’Anne Brontë nous offre ce récit, assez tourmenté mais néanmoins quelque fois romantique.

Au final, Anne Brontë, dépeint avec brio la vie d’une femme mariée dans la société victorienne. L’intrigue est très moderne et on ne s’ennuie à aucun moment. Ce livre aurait même pu être un coup de cœur, malheureusement le côté pieu d’Helen Graham devient agaçant et lassant. Néanmoins, je garderai un très bon souvenir de ce roman et je vous le conseille vivement.

Littérature victorienne

Sir Edward John Poynter - "An Evening at Home"
Sir Edward John Poynter – « An Evening at Home »

J’adore l’Histoire et notamment celle de France et d’Angleterre. C’est ce que je connais le mieux bien que j’aime l’Histoire en général. Et, j’affectionne tout particulièrement l’époque victorienne. L’époque victorienne au Royaume-Uni marque l’apogée de la révolution industrielle britannique. C’est aussi une époque de grandes avancées dans bien des domaines. Et puis, ce sont les années de règne de la Reine Victoria qui hérita d’un empire houleux en 1837, à l’âge de 18 ans, et gouverna jusqu’en 1901. Mais je ne fais pas cet article pour vous parler de tout cela. J’aimerai plutôt vous présenter quelques auteurs de l’époque victorienne… Pourquoi ? Parce que, comme je l’ai dit, j’aime beaucoup cette période et que j’aimerai vous faire découvrir ces auteurs. Moi-même je ne les ai pas encore tous découvert mais je compte bien remédier à cela petit à petit.

La littérature victorienne suit celle de l’époque romantique. Le romantisme cède progressivement la place au réalisme, avec l’évolution des mœurs et des relations sociales.  Et, tandis que la poésie était prédominante, l’époque victorienne privilégie le genre littéraire du roman…

 

Charles Dickens (1812-1870)

Auteur de romans populaires, Dickens s’est fait le peintre de Londres au début de l’ère industrielle. Dans ses récits, il revient sans cesse sur les thèmes qui le préoccupent, notamment la dénonciation du capitalisme.

 

William Makepeace Thackeray (1811-1863)

Connu pour ses œuvres satiriques prenant pour cible la classe moyenne britannique, William Thackerey prend pour sujet d’étude les classes moyennes et supérieures et montre une grande subtilité dans la description de ses personnages.

 

Elizabeth Gaskell (1810-1865)

Redécouverte, elle se range aujourd’hui parmi les romanciers britanniques les plus considérés de l’ère victorienne. Elle a écrit dans des genres très différents : des nouvelles de type gothique (ghost stories), des romans industriels ou des chroniques de la vie de province. Ses écrits offre une critique de l’ère victorienne et particulièrement de la place des femmes.

 

Anthony Trollope (1815-1882)

C’est l’un des romanciers britanniques les plus célèbres et prolifiques de l’époque victorienne. Ses romans ont pour thème des sujets politiques, financiers et sociaux de son époque. Il a toujours été un romancier populaire et il fut remarqué dès son époque pour sa remarquable vision et sa sensibilité aux problèmes causés par la position des femmes dans la société victorienne.

 

Les sœurs Brontë : Charlotte (1816-1855), Emily (1818-1848) et Anne (1820-1849)

Si Emily est la plus connue aujourd’hui pour Les Hauts de Hurlevent, son roman ne fut pas bien accueilli à sa sortie au contraire de Jane Eyre de Charlotte dont le succès fut immédiat. Quant à Anne, auteur de La Dame du manoir de Wildfell Hall, elle dû subir le retournement de nombreux piliers et critiques de la société lorsqu’on appris que l’auteur de ce roman n’était autre qu’une femme. Les trois soeurs renouent avec le romantisme et le gothique tout en abordant des thèmes plus modernes.

 

Thomas Hardy (1840-1928)

Poète et romancier, il se considérait lui-même d’abord comme un poète, n’écrivant des romans que pour gagner sa vie. Ses personnages luttent en vain contre leurs passions et leur destin et il a notamment influencé D. H. Lawrence (L’Amand de Lady Chatterley).

 

Robert Louis Stevenson (1850-1894)

Romancier anti-réaliste qui privilégie l’efficacité du récit au réalisme. Il procède à la multiplication des narrateurs, donc des points de vue.

 

Oscar Wilde (1854-1900)

Wilde s’oppose au naturalisme et au réalisme. C’est un dramaturge mais aussi un poète. Son seul roman est Le Portrait de Dorian Gray et, si ce récit déclencha une tempête de protestations parmi les critiques anglais, la plupart des critiques lui reconnaissaient néanmoins « de l’intelligence, de l’art et du style». Pour lui, seule l’esthétique de l’oeuvre compte, en-dehors de toute considération morale.

 

Sans oublier : Georg Eliot, Wilkie Collins, Rudyard Kipling, Robert Browning, Joseph Conrad et quelques autres…