Littérature victorienne

Sir Edward John Poynter - "An Evening at Home"
Sir Edward John Poynter – « An Evening at Home »

La littérature victorienne suit le romantisme anglais qui privilégiait le genre de la poésie. La période de la littérature victorienne n’est pas clairement définie, mais le point de repère le plus utilisé est sans doute celui du couronnement de la Reine Victoria en 1837. Le romantisme britannique cède progressivement la place au réalisme, avec l’évolution des mœurs, des relations sociales et l’apogée de la Révolution Industrielle.  L’époque victorienne est marquée par de nombreux changements. L’arrivée de nouvelles technologies change l’Angleterre qui reste très attachée à ses traditions.


Charles Dickens (1812-1870) est l’auteur qui a le plus marqué l’époque victorienne. Marqué par son enfance et par l’incarcération de son père pour dettes, il défend beaucoup les droits des enfants, l’éducation pour tous et d’autres causes dont la condition féminine. Charles Dickens a ainsi écrit des romans dits populaires dans lesquels il dépeint le Londres de l’ère industrielle.

Il est avant tout publié en feuilletons réguliers, art littéraire né de l’essor de la presse. Ses récits sont souvent des romans d’apprentissages, des romans dans lesquelles il critique les frivolités de la haute société et expose l’instabilité des familles. S’il dépeint beaucoup de sujets de société, ses textes n’en sont pas moins empreints d’humour et Charles Dickens est très connu pour son humour.

Quelques oeuvres :

  • Oliver Twist
  • Un Chant de Noël
  • David Copperfield
  • Les Grandes Espérances
  • Le Magasin d’antiquités
  • Les Temps difficiles

William Makepeace Thackeray (1811-1863) est également un auteur phare de l’époque victorienne. Il a connu des débuts littéraires difficiles, mais est parvenu à se faire une place de son vivant grâce à ses satires sociales et ses descriptions psychologiques de ses personnages. William Makepeace Thackeray est donc connu pour ses oeuvres satiriques et, même s’il ne milite pas vraiment, il n’hésite pas à critiquer la bourgeoisie britannique en s’inspirant des classes moyennes et supérieures.

Quelques oeuvres :

  • Mémoires de Barry Lyndon
  • La Foire aux Vanités 

Elizabeth Gaskell (1810-1865) est aujourd’hui une romancière incontournable de l’ère victorienne qui, pourtant, n’a été redécouverte et rééditée que depuis quelques années en Angleterre. Elle a écrit dans des genres très différents : des ghost stories, des romans industriels ou encore des chroniques de la vie de province. Ses écrits, qui n’ont rien de satirique contrairement à ceux de son ami Charles Dickens, offrent une critique de l’ère victorienne et particulièrement de la place des femmes.

Quelques oeuvres :

  • Mary Barton
  • Cranford
  • Nord et Sud
  • Femmes et filles

Anthony Trollope (1815-1882) est l’un des romanciers britanniques les prolifiques de l’époque victorienne. Auteur populaire, ses romans ont pour thème des sujets politiques, financiers et sociaux de son époque. Il fut remarqué de son vivant pour son talent remarquable pour l’observation psychologique mais aussi pour sa sensibilité à la position des femmes dans la société victorienne.

Quelques oeuvres :

  • Les Chroniques du Barsetshire
  • Miss Mackenzie
  • L’héritage Belton
  • Les enfants du Duc

Les sœurs Brontë sont trois soeurs poétesses et romancières : Charlotte (1816-1855), Emily (1818-1848) et Anne (1820-1849). Elles sont marquées par la mort, celle de leur mère puis de leurs soeurs, et cette influence se ressent dans leurs textes. Avec leur frère Branwell, elles développent développent leur imagination en écrivant ensemble des histoires dont celle du royaume imaginaire de Gondal. Toutes trois publient d’abord leurs écrits sous des pseudonymes masculins. Si Charlotte Brontë connaît un succès immédiat avec Jane Eyre, ce n’est ni le cas d’Emily avec Les Hauts de Hurle-Vent ni celui d’Anne Brontë avec La Dame du Manoir de Wildfell Hall (aussi connu sous le titre La Locataire de Wildfell Hall). Ce dernier est d’ailleurs considéré aujourd’hui comme l’un des premiers romans féministes.

Quelques oeuvres :

  • Les Hauts de Hurle-Vent, Emily Brontë,
  • Jane Eyre, Charlotte Brontë
  • Shirley, Charlotte Brontë
  • La Dame du Manoir de Wildfell Hall, Anne Brontë
  • Agnès Grey, Anne Brontë

Thomas Hardy (1840-1928) est poète et romancier anglais. Il se considère avant tout comme un poète et n’écrit des romans que pour gagner sa vie. Ses récits sont riches, tant du point de vue de leur prose que de leur diversité, et marqués par un humour corrosif. Néanmoins, au sommet de sa carrière, Thomas Hardy décide de délaisser le roman et préfère s’investir pleinement dans sa poésie.

Quelques oeuvres :

  • Loin de la foule déchaînée
  • Tess d’Urberville
  • Jude l’Obscur
  • Remèdes Désespérés

Sans oublier : Georg Eliot, Wilkie Collins, Rudyard Kipling, Robert Browning, Joseph Conrad et quelques autres…


Sources :

  • Histoire de la littérature anglaise, Elisabeth Angel-Perez, Hachette supérieur, 9782017025566
  • Wikipedia
  • Encyclopédie Universalis

« Le Fantôme de Canterville » d’Oscar Wilde illustré par Barbara Brun

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Mr. Otis, riche ministre Américain, s’installe dans un vieux manoir en Angleterre, avec sa famille. Les anciens propriétaires prétendent qu’il est hanté par un dénommé Sir Simon. Les Américains n’en croient pas un mot et prennent possession des lieux sans se soucier de ce fantôme.

Pourtant, ce dernier est bien décidé à les terroriser et met tout en place pour leur faire peur. il a beau utiliser toutes les recettes classiques de l’épouvante, la famille s’en moque. Petit à petit la situation s’inverse et c’est le fantôme qui commence à être effrayé par cette étrange famille…

Editions : Marmaille et Compagnie  ♦ Date de parution : 8 août 2014 ♦ Nombre de page : 70 p. ♦ Prix : 20€

Le Fantôme de Canterville (The Canterville Ghost), est une nouvelle d’Oscar Wilde publiée en 1887. Depuis, elle a été maintes fois rééditée et adaptée. Ici, nous avons une version intégrale illustrée par Barbara Brun, ce qui donne un peu de piment au texte et permet d’initier les enfants à la littérature fantastique ou tout simplement à un classique de la littérature anglaise…

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Lorsque M. Otis, le ministre d’Amérique, acquiert Canterville-Chase, « tout le monde lui dit qu’il faisait là une très grands sottise car on ne doutait aucunement que la maison fût hanté… » Pourtant, il prend « l’ameublement et le fantôme sur inventaire » et quelques semaines plus tard le voilà installé avec sa famille.

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Après quelques crissements de chaînes et hurlements à vous glacer le sang, il faut se rendre à l’évidence : le lieu est bel et bien hanté par un fantôme de plus de trois siècles qui a rendu fous de terreurs plusieurs générations. Mais c’est sans compter sur la famille du ministre qui est bien décidée à ne pas se laisser terroriser…

Cette nouvelle étrange, frissonnante, mais portant drôle, nous embarque dans une histoire à rendre fou le plus coriace des fantômes. Le tout est ponctué d’illustrations absolument sublimes qui ne peuvent que plaire aux petits comme aux grands. Ce qui fait s’ajoute à la qualité de l’album ce sont les illustrations aux couleurs chaudes en pleine page et même en doubles page.

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Enfin, en allant jusqu’aux dernières pages de cet ouvrage, on découvre les « Archives de Canterville » avec « les coulisses dans le carnet de Barbara Brun » mais aussi quelques publicités qui pourraient s’avérer bien utiles si, vous aussi, vous avez des chaînes à graisser…

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Un album à lire et à regarder afin de (re)découvrir cette nouvelle signée de la plume d’Oscar Wilde !

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