Mirror, Mirror, Cara Delevingne et Rowan Coleman

Red a une mère alcoolique, un père absent, une petite soeur adorable et des amis avec lesquels elle forme un groupe, Mirror, Mirror. Il y a Léo, à la guitare, qui se laisse influencer par son aîné peu fréquentable, Rose, au chant, qui lutte contre son passé et Naomi, à la basse, qui a l’habitude de fuguer. Pourtant, lorsque cette dernière disparaît une fois de plus, Red se doute que cette fois-ci c’est différent. Ses soupçons sont confirmés lorsque, quelques semaines plus tard, Naomi est retrouvé, presque morte, dans la Tamise. Red, Rose et Léo connaissaient-ils réellement Naomi ? Ont-ils fermé les yeux sur des indices qui leur auraient échappés ? Peuvent-ils encore aider leur amie ? Lire la suite de « Mirror, Mirror, Cara Delevingne et Rowan Coleman »

« Afterworlds » de Scott Westerfeld

3240707997_1_3_23WoqIz0Darcy Patel, dix-huit ans, a mis l’université entre parenthèses. Elle vient de signer un contrat pour publier son premier roman, « Afterworlds ». L’histoire de Lizzie, une ado qui échappe de justesse à une attaque terroriste en simulant la mort.

Tandis que la jeune Darcy écrit et plonge dans l’effervescence de la scène littéraire new-yorkaise, Lizzie passe de notre monde à un monde intermédiaire, un lieu entre la vie et la mort, où elle va dénouer les secrets du passé… Et rencontrer le garçon de ses rêves…

Editions : Pocket Jeunesse  ♦ Traduit par : Guillaume Fournier ♦ Date de parution : 5 mars 2015 ♦Nombre de pages : 670 pages ♦ Prix : 18,90€

Afterworlds, parut en mars 2015, me fait de l’oeil depuis sa sortie. J’ai lu (et apprécié) la trilogie Midnighters de Scott Westerfeld et j’ai commencé (mais pas encore terminé) Uglies. Bref, même si je n’ai pas lu toute sa bibliographie, c’est un auteur de littérature jeunesse (ou young adult, comme vous voulez) que j’aime bien sans pour autant que ses romans soient des coups de coeur.
Afterworlds est un roman atypique qui relève de la métafiction puisque dans ce roman il est question d’un autre roman. Je m’explique : d’un côté il y a Darcy, jeune auteure de 18 ans. Nous suivons son installation à New York, son histoire d’amour, les difficultés qu’elle rencontre face à la publication de son premier roman, etc. De l’autre, nous découvrons Lizzie, personnage principale du roman de Darcy. Lizzie évolue dans un monde fantastique, alors que Darcy est un personnage assez banal qui vit dans notre monde. Au fil des pages, Scott Westerfeld nous fait basculer d’un chapitre à l’autre en fonction des personnages : nous passons d’un monde « réel » à un monde « fantastique », celui de Lizzie. Cette rythmique m’a vite happée, captivée, et je me suis laissée emporter par ces deux histoires différentes mais pourtant liées.
Si au départ j’ai trouvé l’histoire de Lizzie plus intéressante que celle de Darcy, je me suis vite prise de passion pour les deux, d’autant plus que celle de Darcy offre une réflexion sur le travail d’écriture, sur le travail d’un auteur. Nous découvrons les détails de son parcours : la joie d’avoir trouvé un éditeur, le stress de rendre son texte dans les temps, l’angoisse de la réécriture, sa longue réflexion sur la meilleure fin à donner à son roman suite à la pression exercée par l’éditeur, l’angoisse de ne pas avoir de lecteurs, etc. Darcy doit remanier, retravailler et repenser son texte ; elle doit aller de l’avant et aller à la rencontre de ses futurs lecteurs. Parallèlement, nous découvrons l’histoire de Lizzie, une histoire qui évolue puisque Darcy retravaille son texte et lui apporte quelques changements. C’est vraiment cela qui ma le plus plu : suivre l’évolution de l’écriture d’un roman.
En bref, Afterwolds est un roman très bien pensé et bien écrit. C’est une très bonne lecture qui met en scène deux univers totalement différents, qui pourtant se marient étonnamment bien. Je ne peux que vous conseiller ce roman, mais si vous cherchez de l’action à foison, passez votre chemin !

« Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers » de Benjamin Alire Saenz

captureEtats-Unis. Aristote, 15 ans, mène une existence difficile entre un frère en prison et un père hanté par ses souvenirs de guerre. Il rencontre Dante, un garçon du même âge, qui est très expansif et a une vision du monde bien à lui. Une profonde amitié naît entre eux, puis une véritable histoire d’amour.

Editions : Pocket Jeunesse ♦ Date de parution : 18 juin 2015 ♦ Nombre de pages : 368 pages ♦ Prix : 17,90€

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers, voilà un titre qui intrigue ! Et puis, avec des noms pareils, les personnages ne peuvent que nous marquer !

Aristote est un adolescent solitaire, qui éprouve des difficultés à se faire des amis. Il ne sait pas qui il est, il se cherche, il change, il grandit et essaie de trouver sa place. Et puis, son frère est en prison et ses parents font comme s’il n’existait pas : on ne parle jamais de lui, il n’y a aucune photo, etc. Son grand frère est un sujet tabou dans la famille. En parallèle, il y a Dante. Dante est un peu le contraire d’Aristote : il sait qui il est, il est joyeux et assume ce qu’il est. Très vite, ces deux personnages ne se quittent plus, ou très peu, malgré les hauts et les bas, malgré l’homosexualité assumée de Dante.

Lire ce roman fut un réel plaisir car il est différent des romans de littérature jeunesse à succès de ces derniers mois. C’est un livre qui nous fait vivre  une véritable expérience grâce aux deux personnages  principaux. Il n’y a pas vraiment d’action, nous suivons seulement Aristote et Dante qui grandissent, qui vivent au rythme de l’amitié, des désillusions, des secrets, des difficultés et questionnements de l’adolescence, … Des adolescents normaux mais pourtant tellement singuliers. Finalement, nous réalisons qu’Aristote et Dante découvrent, non pas « les secrets de l’univers », mais qui ils sont puisque c’est un roman initiatique que nous offre Benjamin Alire Saenz. Et puis, l’auteur traite un sujet peu abordé, surtout en littérature jeunesse : l’homosexualité.

Je ne peux que vous conseiller de découvrir ce roman, d’autant plus que la plume de l’auteur est agréable, délicate et chargée d’émotions. C’est le roman jeunesse le plus plaisant et le plus bouleversant que j’ai pu lire…