La fille qui brûle, Claire Messud

Julia et Cassie se connaissent depuis la maternelle et partagent jeux et confidences. L’été précédant leur entrée en cinquième, elles commencent par faire du bénévolat à la SPA mais Cassie se fait mordre et le stage s’achève. De leur ennui naît alors un désir d’exploration : elles font d’un ancien asile abandonné leur terrain de jeux. Là-bas, elles laissent libre cours à leur imagination et s’inventent des vies. Cependant, les vacances s’achèvent et les deux adolescentes ne sont plus dans la même classe. Peu à peu, les deux amies s’éloignent et se font de nouveaux amis. Julia, qui a toujours été studieuse, se prépare pour le concours d’éloquence. Cassie quant à elle se débat dans une ambiance familiale étouffante et se perd dans de mauvaises fréquentations. Impuissante, Julia observe la chute d’une amie qu’elle ne reconnaît plus. Pourtant, lorsque Cassie disparaît, elle tente de la retrouver. Lire la suite de « La fille qui brûle, Claire Messud »

La salle de bal, Anna Hope

Bien que les hommes et les femmes vivent séparément, Ella et John se rencontrent dans l’asile psychiatrique de Sharston. Brimades, violences et travaillent sont le quotidien de ces deux personnages internés contre leur gré. Pourtant, chaque vendredi, ils peuvent se retrouver dans la salle de bal et danser ensemble. Mais c’est sans compter l’ambition du docteur Fuller, ambition qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour Ella et John.

La salle de bal, récit aussi sombre que tragique, nous parle de la réalité des asiles du XXème siècle mais aussi du désir de liberté. L’amour qui naît entre Ella et John apporte un peu de douceur au quotidien brutal qu’ils connaissent.

Un roman mené avec brio par la plume sensible et documentée d’Anna Hope, cependant l’histoire est trop prévisible.

Présentation de l’éditeur

Chanson douce, Leïla Slimani

Myriam et Paul ont deux jeunes enfants, Mila et Adam. Lorsque Myriam décide de reprendre une activité professionnelle, le couple fait le choix de prendre une nounou. Afin de satisfaire au mieux leurs attentes et le bien-être de leurs enfants, Myriam et Paul se montrent exigeants. Ils finissent par engager Louise qui les a immédiatement charmés et a su conquérir l’affection des enfants. D’abord parfaite, Louise se rend rapidement indispensable. Pourtant, au fil de temps, de petits incidents viennent troubler le quotidien de la famille. Paul et Myriam doutent, remettent en question leur choix quant à la présence de la nounou, mais leur quotidien dépend de la présence de Louise. Peu à peu, le piège se referme sur cette famille, jusqu’au drame. Lire la suite de « Chanson douce, Leïla Slimani »

« Miniaturiste » de Jessie Burton

product_9782070144228_195x320Nella Oortman n’a que dix-huit ans ce jour d’automne 1686 où elle quitte son petit village pour rejoindre à Amsterdam son mari, Johannes Brandt. Homme d’âge mûr, il est l’un des marchands les plus en vue de la ville. Il vit dans une opulente demeure au bord du canal, entouré de ses serviteurs et de sa sœur, Marin, une femme restée célibataire qui accueille Nella avec une extrême froideur. En guise de cadeau de mariage, Johannes offre à son épouse une maison de poupée, représentant leur propre intérieur, que la jeune fille entreprend d’animer grâce aux talents d’un miniaturiste. Les fascinantes créations de l’artisan permettent à Nella de lever peu à peu le voile sur les mystères de la maison des Brandt, faisant tomber les masques de ceux qui l’habitent et mettant au jour de dangereux secrets.
S’inspirant d’une maison de poupée d’époque exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam, Jessie Burton livre ici un premier roman qui restitue avec précision l’ambiance de la ville à la fin du XVIIesiècle. Au sein de ce monde hostile, où le pouvoir des guildes le dispute à l’intransigeance religieuse et à la rigueur morale, la jeune Nella apparaît comme une figure féminine résolument moderne. Œuvre richement documentée et conte fantastique, Miniaturiste est un récit haletant et puissant sur la force du destin et la capacité de chacun à déterminer sa propre existence.

Editions : Gallimard  ♦ Collection : Du monde entier ♦ Traduit par : Dominique Letellier  Date de parution : 26 mars 2015 ♦ Nombre de pages : 512 pages ♦ Prix : 22,90€

Petronella Oortman (dite Nella)  quitte Assendelft, sa ville natale, pour emménager chez son mari, un certain Johannes Brandt, qui ne prend même pas la peine de l’accueillir. Elle découvre alors une riche famille hollandaise, habitant le beau quartier du Herengracht d’Amsterdam, au temps du « siècle d’Or ».

Dans cette maisonnée, elle va devoir faire face à l’hostilité de ses habitants et aux absences répétitives de son mari. Alors qu’elle s’ennuie dans sa nouvelle demeure et que son mariage est une amère déception, Johannes lui offre un curieux cadeau de mariage : une maison de poupées qui reproduit à l’identique leur propre intérieur. La jeune femme décide alors de meubler cette maison en contactant un miniaturiste qui, très rapidement, ne se contente plus de lui faire livrer les objets demandés. Qui est cette personne ? Pourquoi semble-t-il connaître les moindres secrets de la famille Brandt ?

Peu à peu, Nella va alors découvrir les mystères qui entourent sa nouvelle famille, l’hypocrisie masquée sous la rigueur religieuse et morale, pour finalement parvenir à se découvrir et à s’affirmer.

Il aura fallu quatre ans de travail à Jessie Burton pour parvenir à ce résultat, quatre ans de documentation sur l’époque. Son livre s’en ressent : c’est un premier roman tout à fait remarquable grâce à la plume de l’auteur, à la complexité des sentiments et de l’histoire, mais aussi grâce à la restitution minutieuse d’Amsterdam et de ses moeurs. Un roman à lire absolument !

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Maison miniature de Petronella Oortman au Rijksmuseum (Amsterdam)