Les complicités involontaires, Nathalie Bauer

Corinne est psychiatre. Quand Zoé arrive dans son cabinet, la quinquagénaire reconnaît une ancienne amie. Alors que Corinne désire l’adresser à un confrère pour ne pas enfreindre les règles de la profession, Zoé lui avoue souffrir d’amnésie. Faisant fi du bon sens, la psychiatre accède finalement à la demande de sa patiente et ignore leur passé commun. C’est l’occasion pour elle de se replonger dans son propre passé, d’analyser sa vie et ses déceptions.

Les complicités involontaires est un roman très introspectif. Corinne et Zoé fouillent le passé de cette dernière, essayent de reconstituer le puzzle de l’Histoire de sa famille. Grâce à quelques souvenirs, à des bribes de conversations mais aussi grâce à des documents et photos, les deux femmes tentent de reconstituer le puzzle de ce passé qui pourrait être à l’origine de la mélancolie de Zoé. Nous découvrons ainsi le milieu bourgeois dans lequel elle a grandi, le trio formé avec Corinne et Agathe et surtout l’Histoire de sa famille dans la tourmente du XXème siècle. Les chapitres s’alternent, entre passé et présent, souvenirs et enquête sur le passé familial de Zoé. A cela s’ajoutent le quotidien de Corinne, un quotidien qu’elle a du mal à analyser et qui ne la satisfait plus. La quinquagénaire prend conscience de l’engourdissement qui a gagné sa vie et, petit à petit, s’en libère.

Finalement, il n’y a pas de véritable analyse de Zoé, et, si cette dernière découvre le passé de sa famille, c’est grâce à son propre travail. Nathalie Bauer nous plonge ainsi dans un véritable travail d’investigation généalogique, mais pas seulement, car il est question du lien qui unit les deux jeunes femmes et de la manière dont elles ont vécu différents évènements.

Un roman introspectif bien mené. Malheureusement, nous sommes aussi déçus que Corinne -voire plus encore – car il n’y a pas de découverte inattendue, fracassante, capable de chambouler l’ensemble de la lecture du roman.

Merci aux Editions Philippe Rey et à Anne et Arnaud pour l’envoi de ce roman !


Par un jour d’avril, Corinne V., psychiatre, reçoit dans son cabinet une quinquagénaire, Zoé B., désireuse d’entreprendre une analyse. Reconnaissant en elle une ancienne amie, elle s’apprête à l’adresser à un confrère, quand Zoé lui révèle qu’elle souffre d’une amnésie ayant effacé ses souvenirs de jeunesse. Et qu’elle est atteinte depuis toujours d’une « mélancolie » dont la cause, elle en est persuadée, réside dans la mystérieuse histoire de sa famille paternelle – histoire dont son père ne lui a transmis qu’une infime partie.

La curiosité est la plus forte : enfreignant les règles de sa profession, Corinne décide d’ignorer leur lointaine et brève amitié, et accède à la demande de Zoé. Elle ne peut imaginer les conséquences qu’une telle résolution aura sur leurs existences respectives. Car, tandis que l’analysante déroule son « enquête » en assemblant, telles les pièces d’un puzzle, les quelques éléments dont elle dispose – bribes de vieilles conversations, documents et photos –, l’analyste se voit confrontée, par un plongeon dans le passé, à un jeu de miroirs pour le moins inattendu.

Dans ce roman de la transgression, Nathalie Bauer raconte l’odyssée d’une famille ballottée par le chaos de l’histoire du XXe siècle, la recherche obsédante d’une femme qui en subit les soubresauts, et explore les multiples complicités qui unissent les êtres à leur insu pour mieux se jouer de leur destin.


Editions : Philippe Rey ♦ Collection : Littérature française ♦ Date de parution : 24 août 2017 ♦ Nombre de pages : 288 p. ♦ Prix : 19,00€


Traductrice de l’italien, docteur en histoire, Nathalie Bauer a publié cinq romans : Zena (JC Lattès, 2000), Le feu, la vie (Philippe Rey, 2007), Des garçons d’avenir (Philippe Rey, 2011), Les Indomptées (Philippe Rey, 2014) et Les complicités involontaires (Philippe Rey, 2017). (Source)

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